Pourquoi Un Animal N‘aurait-il Pas Le Droit De Guérir?
Face à la souffrance de votre animal beaucoup d’entre vous, gardiens, compagnons, prenez très souvent une décision rapide d’euthanasie. Voici les mots que j’entends fréquemment de votre part: « je ne supporte pas de le voir souffrir, de toute façon il est «foutu», c’est trop tard, il faut arrêter, il est couché donc c’est fini. Il ne faut pas qu’il souffre… »
Cependant, je voudrais que vous preniez conscience de quelques notions de vie.
Nous les humains, nous souffrons bien aussi. Souvent cette souffrance est un passage à notre guérison. Par exemple si nous avons une grippe avec quarante de fièvre et nous sommes alités, car nous ne nous sentons pas en état de nous lever, et de manger, cela ne veut pas dire que nous sommes « condamnés ». Si nous boitons d’une jambe, et que nous ne pouvons plus nous déplacer, cela ne veut pas dire que nous devons être euthanasies ou envoyés à l’abattoir. Lorsque nous avons une bactérie ou encore de la diarrhée, et que nous ne mangeons pas, nous ne souhaitons pas mourir pour autant.. Dans d’autres cas, même de cancer, un animal peut vivre encore plusieurs années et profiter de sa vie. Si nous euthanasions tous les humains malades, dans ce cas la, il y aurait très peu d’humains sur terre. Je ne mets pas en doute l’amour et le devouement que vous portez à vos animaux mais je fais appel à votre raison, et je voudrais sincèrement vous faire prendre conscience de cette notion de vie, qui n’est pas différente de la notre. Par ce fait, j’aimerais également faire changer votre perception de ce que vous appelez «souffrance» chez un animal, et un être humain.
La guérison prend du temps, à moins que l’on n’ait un miracle rapide. Une fois que vous avez décidé que vous allez essayer les soins, il faut être en accord avec votre décision. Pendant le temps des soins il faut être patient, rester positif pour votre animal et ne pas penser sans arrêt qu’il est «fini» et qu’il faut l’euthanasier. Aussi, il faut lui donner une chance. Il le mérite pour qui il est, et tout ce qu’il vous a donné. Aimer et respecter votre animal c’est aussi respecter son choix, pouvoir aller au delà de votre peur de le voir souffrir et votre peur de la mort. Les animaux n’ont pas le même rapport à la mort que nous, cependant, come nous, ils veulent vivre et expérimenter leur vie.
Lorsque vous, ou votre enfant, ou un membre de votre famille, êtes alités pour une certaine période, pour des raisons diverses, maladie, blessures physiques, fièvres, etc…il faut que vous preniez conscience que si vous ne vous levez pas au 3eme jour comme prévu avec votre médecin, parce que vous vous sentez encore faible, ce n’est pas pour cela qu’une personne va venir vous euthanasier. Ce n’est qu’un passage obligatoire vers votre guérison. Vous avez juste envie ou besoin de rester encore alité pour vous reposer et guérir.
- Pourquoi vos animaux n’auraient’ il pas le même droit que vous?
- Pourquoi n’auraient-ils pas le droit de guérir?
- Qui sommes-nous pour décider de leur mort quand bon nous semble, sous prétexte que nous le «voyons souffrir».
- Quand un enfant souffre, d’une quelconque maladie, pensons-nous à l’euthanasie pour lui?
Bien sur il faut suivretous les traitements vétérinaires prescrits pour votre animal et toujours tout vérifier avec votre vétérinaire. Il est clair que si un animal est en grande souffrance par exemple une grande détresse respiratoire, et qu’il n’y as vraiment plus de possibilités de l’aider, il est préférable de l’euthanasier. Mais si votre animal montre qu’il veut vivre, je pense qu’il a droit à une chance de guérison et de vie. Je pense par exemple, à un chat qui s’appelait Pretty qui était en grande détresse respiratoire. Ils allaient l’euthanasier mais Pretty montrait qu’elle luttait et voulait vivre. Suite aux soins, elle prit la santé, cela fut pratiquement miraculeux. Le vétérinaire ne comprenait pas comment cela était possible. Pretty put vivre encore un mois et quelques semaines de plus avec de l’énergie et une très belle qualité de vie. Elle était heureuse et joyeuse. Ensuite elle se dégrada très rapidement et il était clair qu’elle était maintenant prête à partir. Tous les membres de la famille et surtout les enfants étaient maintenant prêts aussi. Le vétérinaire fut appelé et elle glissa tout doucement dans le sommeil final, vers l’autre monde, en paix.
Un mois, deux, trois mois de plus, c’est parfois beaucoup.
L’ultime décision de vie ou de mort serait entre le Créateur et l’esprit de votre animal. Cependant en temps qu’humains nous prenons la décision pour eux et souvent cette décision est faussée par nos croyances, nos peurs ou nos émotions. Il faut essayer d’être complètement juste par respect pour eux, et pour ce qu’ils sont.
Ce que je voudrais vous transmettre, c’est que votre animal perçoit vos pensées et réponds en conséquence. Si vous pensez qu’il est fini, il se laisse aller et ne lutte plus. Pour l’aider, nous avons besoin qu’il ait envie de vivre. Mon rôle auprès de votre animal est de faire tout mon possible pour l’aider à guérir, je suis aidée par les « médecins du ciel », je ne peux pas prendre les décisions pour vous. Cependant, donnez nous le temps de l’aider et aidez le de votre coté, avec de belles pensées de sante.
Je pense également à Billy, cheval de quarante ans. Un jour, au mois de mai, il s’écroula et resta au sol. Il était couché et ne se relevait pas car il avait des problèmes a son antérieur gauche. Son gardien qui était extrêmement attache à lui, déclara : « il est fini, il ne passera pas la nuit », parce qu’il ne se levait pas et qu’il avait quarante ans. IL allait appeler le vétérinaire pour abréger ses souffrances. Apres être allé voir Billy, Je demandais a son gardien un sursis d’un jour. Le lendemain Billy était debout. Deux mois après, je retournais au gite équestre, Billy était en pleine forme, trottinant aux cotes d’un jeune hongre que l’on avait place avec lui.
La vie est belle quand on veut vivre…
